Pour éviter le mélange des sujets, j’ai posté le chapitre “Justice ou non Justice” sur un nouveau blog dédié à ma fille et dont l’adresse est www.anlomarson.tumblr.com
Le 23 décembre 2012 le blog “anlomarson” a été mis à jour.
Pour éviter le mélange des sujets, j’ai posté le chapitre “Justice ou non Justice” sur un nouveau blog dédié à ma fille et dont l’adresse est www.anlomarson.tumblr.com
Le 23 décembre 2012 le blog “anlomarson” a été mis à jour.
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L’histoire est très simple : un investisseur (VENTRA) avait l’intention de souscrire des parts d’un fonds canadien (MMGF) qui sert à financer le développement d’une mine d’or au Mali (Afrique). L’investisseur n’a pas investi pour des raisons qui lui sont propres et l’investissement ne s’est pas fait. Point final.
The story is quite simple: an investor (VENTRA) intended to buy shares from a Canadian fund (MMGF). The fund finances the development of a gold mine in Mali (Africa). The investor did not invest for unknown reasons and no investment was made. End of the story.
A partir de cette situation banale, on peut transformer/complexifier la situation à volonté et qualifier les intervenants de tous les adjectifs que le langage permet.
From this non-event, one can complicate/modify the situation at will and qualify the parties as far as the imagination can go.
Ainsi, So,
· On peut attribuer des caractéristiques aux intervenants : personnes honnêtes ou malhonnêtes, « personnes sulfureuses » ou non, « impliqués dans des affaires » ou non, « ayant des agissements répréhensibles » ou non, etc. …
Different characteristics can be attributed to the parties: honest or dishonest persons, “sulfurous” or not “sulfurous” individuals, implicated in state affairs or not, …
· On peut attribuer des caractéristiques au fonds canadien : disposant d’une gouvernance légitime ou non, disposant d’un dépositaire ou d’un trustee « de paille » ou non, régit par des statuts à « géométrie variable » ou non, publiant des statistiques réelles ou non, etc. …
Different characteristics can be given to the Canadian fund: with or without legitimate governance, with or without a proper depositary and/or trustee, subject to adequate status or not, publishing real or fake statistics …
· On peut attribuer des caractéristiques à la mine d’or : disposant des réserves annoncées ou non, produisant les rendements annoncés ou non, « gérée par des canadiens » ou non, etc…,
Different characteristics can be given to the gold mine: with or without reserves, producing or not projected quantities of gold, managed by Canadians or local, …
mais cela ne change rien à la réalité des faits : un investissement n’a pas été réalisé et l’histoire devait s’arrêter là.
But this does not change the reality of the facts: an investment was not made and the story should have ended there.
L’histoire prend une tournure très différente à partir d’une lettre de dénonciation, datée du 30 septembre 2009 et écrite par l’avocat Julia Boutonnet à la demande de Monsieur Diallo (président du fonds d’investissement MMGF et propriétaire majoritaire de la mine dans lequel le fonds investit) et remise en mains propres à Baudoin Prot, directeur général du groupe BNP Paribas (au moment des faits).
The story takes a very different turn when a denunciation letter, dated as of September 30, 2009, written by Julia Boutonnet (lawyer) at the request of Mr. Diallo (MMGF fund’s president and the gold mine’s owner) and delivered in hand to Mr. B. Prot, BNP Paribas Group CEO (at the time delivery was made).
Quelle est la motivation du dénonciateur ? Tenter d’obtenir de l’argent dont il a un urgent besoin, par un assemblage de mensonges.
What is the denunciator motivation? Trying to obtain cash that he urgently needs on the basis of fabricated lies.
Pour ce faire, Monsieur Diallo va me dénoncer auprès de la direction générale du groupe BNP Paribas en tentant de m’attribuer la responsabilité, en tant que directeur général de la filiale BP2S, d’un engagement de souscription à hauteur de USD200 million dans le fonds MMGF dont il est président.
In order to achieve this, Mr. Diallo will deceitfully claim that, as BP2S’ general manager (me), I committed to invest USD200 million in his MMGF fund.
Monsieur Diallo pense pouvoir exercer un chantage sur le groupe BNP en dénonçant un de ses cadres dirigeants pour « comportement blâmable d’un point de vue éthique et déontologique ». Cette dénonciation, si elle est prise au sérieux par le groupe, peut lui apporter les moyens de pression pour obtenir ce qu’il recherche : de l’argent pour faire face aux engagements qu’il a pris ; engagements auxquels il fait manifestement défaut (par ses propres déclarations) : remboursement des emprunts contractés, paiement des fournisseurs et des salariés de la mine, remboursement des premiers souscripteurs (certificats émis en 2005 et 2006).
Mr. Diallo believed that he could exercise blackmail against the BNP Paribas group while denouncing one of his group senior manager for “blameworthy behavior from an ethical point of view”. His denunciation, if seriously acknowledged by the group, could allow him to put pressure to get what he was looking for: cash to face his many unfulfilled (as per his own statement to the financial brigade) commitments: paying back loans, paying bills to equipment providers, paying salaries to workers and paying back the earlier investors (for fund shares issued in 2005 and 2006).
Le contenu de la lettre de dénonciation sera largement repris dans la plainte (pour escroquerie et abus de confiance) que Monsieur Diallo aura l’audace de déposer à mon encontre, un mois après la plainte que j’ai déposée le 17 décembre 2009 contre Monsieur Diallo (pour tentative d’escroquerie, de tentative d’extorsion de fonds, menaces et chantage). Ainsi le dénonciateur calomnieux se positionne très intelligemment en victime.
The text of the denunciation letter was almost entirely copied in a penal claim (for swindle and breach of trust) that he dared lodged against me, one month after I filed a claim against him on December 17, 2009 (for attempt of swindle, attempt of extortion, threats and blackmail). In doing so, the disparaging denunciator framed himself as a victim.
Cette thèse sera reprise, sans aucune preuve et sur simple copie « fuitée » de la lettre de dénonciation, par la presse qui se livrera à mon lynchage médiatique au mois de janvier 2010. La banque, qui peinait à trouver une justification à mon éviction précipitée (basée sur les éléments de cette lettre odieusement mensongère et sur les conclusions fausses et mensongères du rapport de l’inspection générale) se voit ainsi confortée et prononce mon licenciement pour faute grave le 22 janvier 2010.
This thesis will be leaked to the press and with no proof the media will contributed to my public lynching at the end of January 2010. The bank, that had dismissed me in a hurry (based on this disparaging and deceitful letter and on the basis of false and deceitful conclusions in the “general inspection” report), jumped on this opportunity to fire me on January 22, 2010.
La stratégie des dénonciateurs est simple et efficace, au point que l’inspection générale s’est faite elle-même piégée en définissant sa mission : « la mission a pour objectif d’analyser les conditions et circonstances dans lesquelles les équipes et la direction générale de PB2S se sont engagées dans un projet de placement privé auprès du fonds MMGF ».
The denunciator strategy was simple and effective, to a point that the « general inspection » got trapped in the process by defining its « special » mission objective as: ”analyzing the conditions and circumstances that lead the BP2S teams and general management to commit into an investment in the MMGF fund” .
L’objectif de la dénonciation apparaît très clairement dès le départ.
The denunciation objective appeared clearly from the beginning.
La lettre commence par : « je vous adresse la présente afin de vous faire part du comportement blâmable, notamment d’un point de vue éthique et déontologique, du directeur général de votre filiale BP2S, à savoir Monsieur Jacques-Philippe Marson, ce qui engage la responsabilité de cette dernière. Compte tenu des explications qui vont suivre et du préjudice qui en est résulté pour mes clients, afin de solliciter un rendez-vous avec vos représentants afin de trouver une solution amiable à ce différent ». Je laisse au lecteur le soin d’apprécier le caractère “tentative de chantage” du texte.
The letter starts as follows: “I am writing to make you aware of the blameworthy behavior, from ethical point of view, of Mr. Jacques-Philippe Marson, BP2S’ general manager, in regard to the responsibility deriving from its commitment. On the basis of the explanations provided hereafter and the damage caused to my clients, we are requesting to meeting with your representatives in order to find an amicable solution to this problem”.
La lettre se termine neuf pages plus loin, dans un paragraphe intitulé « l’avenir » : « Compte tenu de ces explications, Monsieur Diallo espère que vous serez en mesure d’examiner ce dossier, …, ceci afin de trouver une solution amiable à ce litige ».
Nine pages forward, the letter ends in a paragraph titled « the future »: “Considering the explanations provided, Mr. Diallo hopes that you will the in a position to look at this case, … in order to find an amicable solution to this dispute”.
Cette lettre est scandaleusement calomnieuse, dans la mesure où il n’existe aucun préjudice, aucun litige, aucun engagement de qui que ce soit chez BP2S, et aucun lien entre le fonds MMGF et/ou ses dirigeants et BP2S (entité, dirigeants ou collaborateurs).
This letter is shockingly slanderous, considering that there is no prejudice, no dispute, no commitment from PB2S and no link whatsoever between the MMGF fund and/or its representatives and BP2S (legal entity, managers or employees).
Le groupe ne répond à pas. Face à ce silence, Monsieur Diallo passe de l’audace à la témérité en envoyant une seconde lettre datée du 13 novembre 2009, encore écrite par Julia Boutonnet, cette fois envoyée en (RAR) recommandé/ accusé/réception à l’attention de Baudoin Prot, directeur général du groupe.
As the group did not respond, Mr. Diallo moved from boldness to audacity in sending a second letter dated November 13, 2009. The letter was written again by Julia Boutonnet and sent as registered mail to the attention to Mr. B. Prot, group CEO.
Monsieur Prot n’aura probablement pas connaissance de cette seconde lettre, car son secrétariat me l’a transmise « pour attribution » en date du 17 novembre 2009. C’est d’ailleurs par cette seconde lettre qui fait référence à la première datée du 30 septembre 2009, que j’apprends l’existence d’une première lettre.
Mr. Prot probably never read this letter as his secretariat sent it to me « for attribution » on November 17, 2009. This second letter refers to the first letter, informing me about its existence.
Mes demandes répétées ainsi que celles de mes conseils, pour pouvoir disposer d’une copie de la première lettre, ont été systématiquement refusées ou ignorées, tant par l’inspection générale que par la direction du groupe. Il faudra attendre l’exécution d’une saisie par huissier au siège du groupe, pour que son contenu me soit révélé. Cette saisie qui aura nécessité l’autorisation d’un juge ne sera exécutée que plusieurs mois après mon licenciement.
My (and my lawyers) repeated requests to obtain a copy of the first letter were all denied or ignored. I will eventually learn about the content of this first letter after a seizure was ordered by court, months after my dismissal.
Le prochain chapitre présentera les acteurs d’un scénario pitoyable, dans le contexte particulier qui caractérisait cette fin d’année 2008 : un dernier trimestre apocalyptique du monde bancaire et une période pendant laquelle j’étais hospitalisé trois fois et opéré deux fois (le 1er septembre 2008 et le 19 octobre 2008) suite à une maladie grave.
The next chapter will describe the actors for this miserable story, in the particular context of the end of the year 2008: an apocalyptic fourth quarter for the banking industry and a period during which I faced a serious illness (hospitalized three times and operated two times (September 1, 2008 and October 19, 2008).
QUESTION D’HONNEUR - CLIN D’ŒIL à un DRH qui se reconnaîtra dans cette discussion
A QUESTION OF HONOR – a subject discussed with an HR person
Comme je l’indiquais précédemment, bien que citoyen luxembourgeois, et bien qu’ayant fait ma carrière essentiellement dans une culture américaine, je suis en fait imprégné de culture française par mes origines familiales et par la dernière étape de mon parcours professionnel au sein d’un grand groupe français. Cette expérience, en quelque sorte, m’a ramené à mes origines ancestrales.
La France et les français sont régis par la « logique de l’honneur », si bien décrite par le sociologue Philippe d’Iribarne. Cette logique continue d’imprégner le monde du management français et elle m’a permis de convaincre lors de l’acquisition de la banque Paribas par BNP, le président du groupe fusionné : M. Pébereau.
En effet, les grands patrons français « aiment les grands défis qui permettent de se distinguer » et la création de BP2S répondait à un tel défi.
Cependant, cette logique de l’honneur est une arme à double tranchants. En effet, si elle tend à « se montrer plein d’ardeur tant qu’ils se sentent respectés dans leur honneur, les hommes basculent facilement vers la passivité ou vers la révolte quand cet honneur est bafoué ». Cela explique donc ma révolte actuelle et mon silence passé.
Déjà sur le blog :
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Notes et remerciements
De nombreux commentaires continuent à me parvenir. Les lecteurs non “initiés” aux activités de BNP Paribas Securities Services (BP2S) souhaitent des explications sur les services rendus par cette filiale du groupe. Le site du groupe BNP Paribas présente dans la rubrique “filiales” un accès au site de BP2S. On peut également y accéder directement en plaçant dans l’URL : www.securities.bnpparibas.com
Je remercie la personne qui a eu le courage d’écrire le témoignage suivant :
“Bonsoir Monsieur Marson,
En répondant à mon mail, vous m’avez fait le privilège de partager le texte d’un mail que vous avez reçu d’un employé de BP2S. Quel hommage vous avez reçu, mais il ne m’étonne pas. Vous êtes un patron naturel, charismatique, visionnaire et humaniste; quelqu’un d’intelligent qui domine sa matière, qui perçoit son entourage humain et qui est capable de prendre des décisions en toute indépendance. Vous manquez amèrement à BP2S”.
A mon tour, je voudrais rendre hommage à tous les collaborateurs de BP2S qui ont permis le développement de l’entreprise.
Plus particulièrement, je voudrais rendre hommage aux personnes qui ont fait l’objet du harcèlement de l’inspection générale. Je sais qu’un grand nombre de collaborateurs ont été interrogés, perturbés et dégoûtés par les interventions de l’inspection. Certains ont pu mesurer l’acharnement des inspecteurs à trouver “la faute” que leur directeur général aurait pu commettre. En particuliers, la recherche des notes de frais “fautives” a soulevé beaucoup d’indignation. Ne trouvant rien de très sérieux sur une période d’un an, les jeunes inspecteurs (eux-mêmes conscients et dégoûtés par la mission “à charge” qu’on leur ordonnait de poursuivre) sont remontés cinq années en arrière.
Comme expliqué dans le premier chapitre, le choc de l’inspection a été particulièrement brutal et ressenti par certaines personnes. C’est à eux que j’adresse mes remerciements, pour leur travail, leur honnêteté et leur fidélité.
Hortense Boizard, responsable des risques (à l’époque de l’inspection), Bernard Blaud, responsable des équipes commerciales à Paris, Alain Chassany, responsable clients et Michel Terbouche, responsable de la déontologie BP2S (à l’époque de l’inspection) ont été particulièrement ciblés et attaqués par l’inspection.
Sous la pression indigne de l’inspection, ils ont eu le courage de déclarer la vérité. Cette vérité est reprise dans les annexes du rapport d’inspection, dont les conclusions n’hésitent pas à établir mensongèrement le contraire.
Malgré les représailles dont ils ont été victimes, ils ont encore eu le courage de répéter la vérité aux interrogatoires de la brigade financière.
De tout cœur, je remercie les personnes citées qui n’ont jamais failli dans leur mission. Je remercie également, le Secrétaire Général du CE qui m’a apporté son support tout au long de ce calvaire.
Billet spécialement pour les collaborateurs
Les pressions inadmissibles sur les cadres dirigeants
Lorsque les inspecteurs de l’IGS ont débarqué, j’ai cru, comme disaient les anciens gaulois, que le ciel me tombait sur la tête. J’ai vite déchanté parce que, rapidement je me suis rendu compte que le ciel ne tombait pas seul, il était aussi accompagné de l’enfer.
On voulait ma peau en haut lieu, c’est certain, mais je ne sais toujours pas pourquoi aujourd’hui. Je n’ai jamais rien fait de répréhensible ou d’illégal, j’ai été persécuté arbitrairement et les moments que j’ai passés à essayer de me défendre quand les inspecteurs de l’Inspection m’accablaient ont été épouvantables. J’imagine également que tous ceux qui ont été entendus dans le cadre de cette inspection, à charge uniquement, ont vécu des instants difficiles parce que, eux aussi, étaient mis en cause par cette enquête. Comme moi, ils ont été blessés car l’on doutait de leur intégrité, de leur professionnalisme, de leur efficacité et de leur dévouement à la banque, leur employeur. J’imagine les souffrances qu’ils ont endurées avec courage et le sentiment d’amertume qui a dû, inévitablement, naître en eux après ces épisodes de la vie qu’ils auraient voulu ne jamais connaître.
A tous ceux qui ont subi cette terrible épreuve, je vais leur dire ceci : « J’étais votre capitaine, les éléments déchaînés m’ont jeté à la mer, ce n’était pas mon choix. Je vous ai laissés seuls devant la difficulté, j’en ai souffert, autant pour vous que pour moi. Nous avons monté ensemble une entreprise formidable, je suis fier de vous, vous avez toujours été, tous, de grands professionnels que j’admirais. Aujourd’hui vous m’avez donné le plus bel exemple de votre intégrité en vous accrochant à vos principes, à nos principes, de justice, de dévouement et de loyauté. Vous avez maintenu le cap, avec un immense courage, vous ne vous êtes pas laissés faire par l’IGS, vous leur avez dit la vérité, l’unique vérité, celle qui accessoirement me lavait des accusations mensongères qui pesaient sur ma tête. Vous auriez pu mentir un peu, suivre l’IGS et prétendre que j’étais intervenu à titre personnel. Cela aurait été plus confortable pour vous et ça vous aurait sans doute servi dans la poursuite de votre carrière. Vous ne l’avez pas fait, vous avez choisi de défendre votre honneur, le mien et finalement celui de la banque en disant la vérité et en démontrant que vous avez toujours respecté les règles, toutes les règles, rien que les règles. Si cela m’a fait plaisir, cela ne me surprend pas parce que vous êtes à l’image de l’entreprise que nous avons fondée ensemble et cette image ne connait ni le mensonge, ni la lâcheté.
Les réponses que vous avez faites à l’IGS étaient, pour moi, le soleil dans la nuit noire et la victoire de la lumière sur les ténèbres. Vous avez renforcé mon désir de me battre, vous m’avez galvanisé, nous sommes du même côté du marteau, ma victoire sera notre victoire mais elle sera surtout la victoire de la Vérité. La roue tourne, elle écrasera la calomnie et fera jaillir le Vrai.
Je ne remonterai sans doute jamais sur le pont du navire à vos côtés, ce n’est pas de mon ressort, j’ai pourtant rêvé de cette installation aux Grands Moulins de Pantin mais le sort en a décidé autrement.
Soyez certains d’une chose, je suis avec vous, vous êtes, tous, dans mon cœur. Nous sortirons renforcés de cette épreuve.
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Chapitre 3
Après avoir insisté à de nombreuses reprises pour obtenir un état d’avancement sur les plaintes déposées, j’ai été informé, le 20 septembre 2011 que les plaintes portées à mon encontre, avaient été classées le 15 février 2011; soit 6 mois plus tard.
J’ai été débouté par jugement des Prud’hommes le 28 septembre 2011. Je m’interroge sur les conditions étranges de leur décision, non motivée, tant par la lecture des conclusions déposées par les parties, que par le fait qu’ils n’auraient pas été informé des conclusions de l’enquête judiciaire (à défaut d’avoir connaissance du classement des plaintes).
La Brigade Financière (Direction de la Police Judiciaire du Ministère de l’Intérieur de la République Française), agissant pour l’exécution des instructions délivrées par M. le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Paris, Section Financière, a procédé aux investigations suivantes (du 24 décembre 2009 au 25 octobre 2010) :
Constatations : sur les divers courriers et plaintes transmis au Parquet de Paris, leurs pièces jointes ainsi que les pièces saisies, recueillies par réquisitions judiciaires ou remises par les personnes entendues;
Recherches diverses : à partir des supports informatiques remis par la BNP Paribas, auprès des homologues en poste à l’étranger, auprès des services fiscaux et auprès des opérateurs de téléphonie;
Perquisition : au domicile de M. Marson;
Auditions de :
M. Jean-Louis Guillot, directeur juridique du groupe BNP Paribas
M. Jacques-Philippe Marson, directeur général de BP2S à l’époque des faits
M. Alain Chassany, chargé du support clientèle de BP2S
Mme Hortense Boizard, responsable risque, conformité et contrôle permanent de BP2S
M. Michel Terbouche, responsable de la déontologie de BP2S
M. Mostafa Belkhayate, dirigeant du MMGF à l’époque des faits
M. Aliou Diallo, administrateur du MMGF et dirigeant de la société Wassoul’or
M. Jean-Manuel Clemmer, chef du service de la commission des sanctions à l’Autorité du Contrôle Prudentiel
Mme Marguerite Yates, chef du service du contrôle des prestataires de services d’investissement à l’AMF
M. Eric Van Hove, intermédiaire entre M. Marson et MM. Belkhayate et Diallo, et
M. de Seroux-Fouquet, consultant financier dirigeant de la société Ventra Consulting AG.
MOTIFS DE LICENCIEMENT
Le groupe a justifié ma mise à pieds, après 15 jours d’inspection, sur le seul motif de l’ouverture du compte de la société Ventra.
Le groupe m’a licencié pour faute grave avec pour seule preuve le rapport de l’Inspection Générale déposé le 19 janvier 2010 et qui m’a été communiqué le 22 janvier, soit deux mois après ma mise à pieds.
Les motifs invoqués par le groupe dans sa lettre de licenciement sont :
- prétendu non respect des dispositions du règlement intérieur de la Banque concernant l’existence d’une situation de conflits d’intérêts (commissions prétendues),
- prétendu manque à veiller au respect des règles de nature à prévenir tout risque de blanchiment,
- prétendue intervention dans les projets de transactions de diamants,
- prétendues fausses déclarations quant à mes revenus professionnels.
Je trouve extraordinaire que la banque puisse évoquer un conflit d’intérêt sur base de prétendues commissions et sans apporter la moindre preuve.
Je trouve extraordinaire que la banque puisse invoquer le “chiffon rouge” du blanchiment, sans apporter la moindre preuve,
je trouve extraordinaire que la direction générale de la banque puisse se fier aux inspecteurs responsables de l’Inspection Générale “Spéciale”, qui n’avaient pour seul objectif que de construire un dossier “à charge” et qui ont, notamment, interprété de manière totalement “abracadabrantesque” des fragments de mails privés,
Je trouve extraordinaire que la banque ose évoquer de fausses déclarations quant à mes revenus professionnels, faisant référence aux seuls jettons de présence que le groupe m’attribuait dans le cadre de ma mission d’administrateur au sein de sa filiale luxembourgeoise.
Enfin, je trouve extraordinaire le fait que la banque obtienne par décision du Conseil des Prud’hommes le remboursement d’une partie de ma rémunération de l’année 2008, alors qu’elle ne s’est pas acquitté de ce qui m’est dû pour l’année 2008 et 2009. Pour rappel j’ai été licencié pour faute grave le 1er mars 2010 en France.
RESULTATS DES INVESTIGATIONS DE LA BRIGADE FINANCIERE DE LA POLICE JUDICIAIRE DE PARIS
“Quant aux pièces produites relatives aux prétendues commissions, leur véracité était mise en doute par leur caractère unilatéral d’une part, et d’autre part par leur mentions contradictoires. Il ne pouvait donc être établi de manière certaine qu’il avait été prévu un intéressement financier personnel au profit de M. Marson”.
“S’agissant d’un éventuel conflit d’intérêts invoqué par la banque à l’encontre de M. Marson il n’était apporté ou recueilli aucun élément l’établissant de manière certaine. M. Marson apparaissait au contraire avoir agi dans un soucis permanent de protection de la banque et de son client Ventra Consulting, sans pour autant apparaître comme étant mandaté de manière personnelle par cette dernière ou son représentant.”
“Il apparaissait aussi que c’était en raison de l’impossibilité dans laquelle la société Ventra Consulting s’était trouvée d’apporter les fonds promis, que l’opération n’avait pu être menée à son terme, bien que le dépositaire canadien du MMGF, eût établi et adressé à M. Marson, sur instruction de M. Diallo, les certificats de souscription au nom de la société Ventra Consulting et que la convention de souscription eût été remplie et signée par M. de Seroux-Fouquet”.
“Quant au compte ouvert chez BP2S au nom de la société Ventra Consulting, il n’enregistrait strictement aucun mouvement tant au crédit qu’au débit et, contrairement à ce que concluait l’Inspection Générale de la BNP Paribas, il apparaissait que toutes les procédures préconisées par la banque concernant la prudence et la lutte contre le blanchiment avaient été suivies et respectées sans que M. Marson n’y fût intervenu de manière particulière, ni sans que sa qualité de “client sponsor” n’en eut été un élément déterminant”.
“Par contre et contrairement à ce que prétendait le MMGF dans sa plainte, il n’était pas apporté la preuve que M. Marson eût “usé et abusé” de sa qualité de directeur général de BP2S dans le cadre de cette opération. Au contraire, les pièces produites et les déclarations recueillies mettaient en évidence le caractère personnel de son intervention pour le compte de MMGF”.
“Quant aux opérations dénoncées par la BNP Paribas, sur les projets présentés par M. François de Seroux-Fouquet, ainsi que les comptes ouverts au nom de Pxx Management et de Mxx Capital Management, il apparaissait pour certaines qu’elles n’étaient que de simples projets sans aucune concrétisation, pour d’autres qu’elles avaient été examinées et menées dans le respect des procédures internes de BP2S, que le rôle que M. Marson y avait pris était minime d’une part et que d’autre part elles n’avaient donné lieu à aucun mouvement de fonds ou, et uniquement pour Pxx Management, à des mouvements limités et justifiés”.
“Enfin, quant aux opérations, aussi dénoncées par la BNP Paribas, ayant pour objet des diamants, relatives au non respect de la “politique de cadeaux” du groupe ou en rapport avec la rémunération variable de M.Marson, elles n’apparaissaient pas susceptibles de constituer des infractions pénales”.
A propos de ce dernier point, j’affirme haut et fort que je n’ai jamais participé à aucune transaction concernant des diamants.
La plaidoirie de l’avocat de la banque devant le Conseil des Prud’hommes a lourdement insisté sur ma prétendue participation à des opérations de diamants. Cette stratégie s’inscrivait dans la continuité de celle de la banque qui, à défaut de trouver une cause réelle et sérieuse pour justifier mon licenciement, a construit un scénario me décrivant comme un personnage douteux (voir Chapitre 2 - discours fait par M. Jacques d’Estais). Le groupe n’a jamais démenti les plus sordides rumeurs qui se propageaient dans les conversations et dans la presse à la suite de ma mise à pieds et de mon licenciement. Au contraire, les dirigeants de la banque renvoyaient ceux qui les interrogeaient vers les informations reprises dans la presse.
Le reproche du non respect de la politique de cadeaux du groupe est construit sur 19 notes de frais pour un montant total de €2984 sur une période de 5 années. Je vous laisse le soin de juger du caractère sérieux de ce manquement. En fait, comme me le dira mon responsable hiérarchique, le point important de ce grief est l’identité des personnes avec qui j’ai déjeuné ou dîné … “toutes des personnes sulfureuses et impliquées dans des affaires d’état” … portant ainsi un jugement arbitraire sur des personnes qui n’avaient pas été jugée et avec qui j’avais eu peu de contact.
En ce qui concerne les prétendues fausses déclarations relatives à mes revenus professionnels, le groupe m’a reproché de ne pas avoir déclaré la rémunération perçue pour mes mandats d’administrateurs, alors que le seul mandat rémunéré était celui que m’octroyait la banque elle-même pour sa filiale luxembourgeoise.
Enfin, le groupe m’a rendu responsable d’une erreur commise par la RH (Ressources Humaines) à propos d’un bonus soi-disant trop payé, et est même réussi à convaincre les Prud’hommes d’en exiger le remboursement. Il ne s’agit, en aucun cas, d’un trop payé, mais d’une partie de ma rémunération variable différée (pour l’année 2008 prestée) trop vite payée et dont le solde ne m’a jamais été payé; pas plus que ma rémunération variable pour l’année 2009 dont les résultats … qui selon les propos de la Direction Générale du groupe lors de la présentation budgétaire du 16 novembre 2009, étaient excellents.
A qui profite le crime …
Déjà sur le blog :
Chapitre 1
Feedback sur la création du site
Chapitre 2
Succès du blog
Un grand merci à tous ceux et celles qui s’intéressent à mon blog et qui me font part de leur soutien. Many thanks to all for your support and for your interest in my blog.
Les outils mis à disposition par les fournisseurs de “browsers” sont remarquables d’efficacité. A ce titre, je souhaite vous informer que le blog est lu dans 100 pays et que les visites journalières se chiffrent en milliers.
The internet tools made available by the “browsers” providers are remarkably efficient. Looking at the statistics, I am pleased to inform you that the blog is read in 100 countries and that the daily visits are numbered in thousands.
Les commentaires qui me parviennent directement diffèrent fortement des commentaires qui sont écrits sur les sites de presse. Les personnes qui s’adressent directement à moi s’identifient et leurs commentaires sont positifs à mon égard, à l’exception d’une personne qui n’a pas voulu s’identifier et dont on retrouve le style d’expression sur les sites de presse.
The comments that reach me directly are very different from those posted on the press websites. Those directly addressed are positive and from people whose identify is clearly established. Those commenting on the websites are hidden behind pseudo names and the content is of lesser value.
La presse s’intéresse à nouveau à mon dossier et je remercie les journalistes qui m’ont contacté et qui ont le souci d’enquêter pour que la vérité soit établie. Si vous êtes intéressés, vous pouvez visiter les sites suivants :
Some journalists have expressed an interest in my story. I thank them particularly for their quest to finding and relaying the truth. If you are interested, you may want to visit the following websites:
http://owni.fr/2011/11/25/directeur-bnp-paribas-balance-tumblr/
http://www.placeaupeuple2012.fr/un-ancien-directeur-de-bnp-paribas-denonce/
http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/un-ancien-dg-de-bnp-denonce-son-licenciement-dans-un-blog_272315.html
http://fr.finance.yahoo.com/actualités
Avant de publier le chapitre suivant, je souhaitais partager quelques messages reçus.
Rien n’est inventé ou fabriqué (contrairement au procès que l’on m’a fait à ce jour). Toutes les informations reprises sur mon blog sont factuelles et je possède les preuves de ce que je publie.
Before publishing the next chapter, I wanted to share with you some mails that were sent directly to me. Nothing is invented or fabricated (contrary to what was written against me in early 2010 and later on). Information published on my blog are factual and supported by proofs.
“Tout d’abord, je souhaite saluer votre courage : celui d’écrire et de revivre votre douloureuse histoire professionnelle et personnelle… Ensuite, vous remercier de nous offrir ce “cadeau” que représente la vérité dans ce monde aussi toxique qu’hypocrite.
Sachez que “nous sommes nombreux chez BP2S à suivre les actualités de votre blog : 10 ans ne s’effacent pas comme ça… surtout sans explications… nous n’avons pas eu d’informations en interne autre que ce que la presse a publié… et nous n’avons, nous non plus, toujours pas compris de quoi vous étiez accusé ! Les membres de la Direction ont toujours parus très embêtés à chaque fois que le sujet a été abordé.”
“I’ve been meaning to get in contact with you for a long time to express my dismay at the way you were treated by BNP and offer my support. I enjoyed working with you and regard you as a person of stature and integrity. I’d like to stay in touch.”
“Quoi qu’il ait pu se passer et même si vous avez fait une erreur de jugement, je peux attester que vous ne méritez pas le traitement excessif que vous avez subi. Pendant près de 10 ans, j’ai pu apprécier et admirer vos qualités humaines et professionnelles ainsi que le formidable développement de BP2S. Cela aurait dû être suffisant pour vous assurer un traitement équitable et respectueux. Sur le plan des valeurs, l’image de BNPP et de ses cadres dirigeants ne sort donc pas grandi de cette affaire douloureuse.”
“Just to let you know that I have re-posted this on my Tumblr page. I hope you are keeping well despite the circumstances. You have been treated shabbily.”
“Quel courage après la dure épreuve personnelle que vous avez eu et la manière dont votre départ s’est passé. Je vous connaissais, à travers la réputation de « gourou » du métier Custody que vous aviez tout au long de ces années, bien avant de rejoindre BP2S et je dois dire que je n’en croyais pas mes oreilles lorsque vous avez été éjecté de votre rôle avec les motifs qui ont été donnés.”
“I fully support you JP and I hope that people will be receptive to your amazing story with BNP Paribas”
“C’est hallucinant à lire ! Je verrais bien Michael Douglas dans votre rôle lorsque vous aurez terminé la version romancée. Je vous assure de mon soutien indéfectible dans une recherche de rétablissement d’une réalité qui s’avérera historique au sens de l’histoire d’un des géants du monde financier mais surtout de l’honneur d’une personnalité qui a déjà marqué son entourage par une carrière et un souci de l’autre et de valeurs vraies dans un monde où elles semblent fort absentes…”
“The facts makes are shocking. I cannot believe It happened in a bank of such reputation. We will support you in forwarding your blog address. The truth must be known. Keep it up!”
“John edgar Hoover disait : le meilleur moyen de faire passer un mensonge c’est de l’insérer entre deux vérités. Ce qui vous arrive cache forcément quelque chose car on ne met pas autant de moyens sans but, sans objectif. Ce qui vous arrive est tellement « gros » que nombreux sont ceux qui ont du mal à le croire. On voulait simplement vous écarter car vous deveniez peut-être gênant.”
“Thanks for keeping me informed about this incredible story and situation you are facing over the past 2 years. I will distribute this to my network. Let me know if I can be of any other help to support you.”
“Juste, pour te dire que j’ai toujours eu pour toi un grand respect et admiration professionnelle. Je lirai ton blog.”
“JP, good to hear from you. Do you have an English translation available? If I can be of help in anyway please do let me know. All the very best to you and I do hope to catch up with you whenever you are in New York.”
“Je relis le discours de ton responsable hiérarchique, il est consternant de lire des pareilles choses. Il ose évoquer Kerviel (en précisant tout de même que ton cas est différent.). Cependant, le simple fait d’évoquer cela prouve qu’il y a malice. Pourquoi ne pas dire que tu n’as pas massacré les officiers polonais à Katyn ou gazé les juifs à Auschwitz, c’est aberrant parce que ce serait du même ordre de “n’importe quoi”.
“What a nice surprise to hear from you. I am in Asia now. From my perspective there is no need to restore your reputation. I know from experience whatever you do and you have to have a clear conscience: things are fine. I am really glad to see a sign of life of you and would definitely touch base again, wherever.”
“En lisant l’article publié sur le net, je note que l’avocate des dénonciateurs (J. Boutonnet) ne manque pas d’air en déclarant : “Le cas de M. Marson relevait plus du civil que du pénal … », alors que c’est elle qui a signé et introduit une plainte au pénal en invoquant des délits. De qui se fout-elle ?????????”
“What a nightmare! I read only the English part (sorry my French is nearly inexistent). Are you suing? Looks like you have a huge case! You should do it, I think, also to help improve governance in general in financial institutions.”
“Un nombre croissant de personnes étrangères à l’environnement BNP Paribas souhaitent mieux me connaître. Le texte qui suit donnera un éclairage à ce sujet.”
A growing number of people alien to the BNP Paribas environment have expressed an interest in better knowing me. The following text provides some information.
Jacques-Philippe Marson : je suis citoyen de nationalité Luxembourgeoise par mon père. I am a citizen of Luxembourg, nationality given by my father.
Je suis né en Afrique le 4 janvier 1951 et j’y ai vécu jusqu’en 1961. I was born in Africa on January 4, 1951 and grew there until 1961.
Après mes études universitaires en Belgique, j’ai démarré une carrière bancaire en 1976 chez JP Morgan. Après deux années passées au siège belge, j’ai été envoyé au (très prisé) CBMP, programme de formation de Morgan à New York. After graduating from Belgian Universities, I started a banking career in 1976 at JP Morgan. I spent two years at the Belgian branch and then attended the CBPM, a highly rated training program in New York.
Douze ans plus tard, en 1988, j’ai été recruté pour assumer la direction générale de Cedel à Luxembourg (qui sera renommé « Clearstream » plus tard). Twelve years later, in 1988, I was recruited to become Cedel’s general manager (an organization later on renamed “Clearstream”).
En 1991, j’ai été recruté par State Street à Boston pour y faire carrière et atteindre le poste de responsable de l’Asset Servicing Bank (équivalent des activités actuelles de BP2S) au niveau international. In 1991, I was recruited by State Street in Boston to eventually be entrusted to run the International Asset Servicing Unit of the bank (similar to the BP2S activities).
En 1998, j’ai été recruté par la banque Paribas pour assumer la direction du métier Titres, filialisé à l’occasion de l’acquisition de Paribas par BNP. In 1998, I was recruited by Paribas to manage the Securities Services unit of the bank, whose activities were gathered in a separate banking subsidiary when BNP acquired Paribas.
J’ai assumé la direction du métier Titres, dans un premier temps comme Directeur du Directoire de BNP Paribas Securities Services (BP2S) et ensuite CEO - Directeur Général et membre du conseil d’administration, à la suite d’une adaptation de la structure pour répondre aux exigences de bonne gouvernance. I assumed the management of the Securities Services business line, first as “Director of the managing board” and later on as “CEO - General Manager” and board member of a new legal structure adapted to better suit good governance.
Avec l’appui d’équipes remarquables, nous avons hissé BP2S à la première place européenne et à la cinquième place mondiale des opérateurs Titres. With the support of remarkable teams, we have created a European leader and the 5th worldwide securities service provider.
La stratégie que j’ai définie et que nous avons exécutée, avec le support de la direction générale du groupe a permis de générer un résultat toujours positif et en croissance dans la durée. J’ai transformé le métier titres centré sur un seul segment de produits et de clients (« sell side ») pour en faire un opérateur complet (« sell side » et « buy side ») capable de rivaliser avec les grands opérateurs américains (Global Custodians). The strategy that I defined and that we excuted, with the full support of the group top management, allowed to generate growing and sustainable positive results. BP2S was transformed to become a full securities service provider (sell side and buy side) capable of competing with the large US global custodians.
BP2S a développé sa présence dans 28 pays et a créé plus de 6000 emplois. BP2S established a presence in 28 countries and created more than 6000 jobs.
BP2S contribue favorablement à la valorisation du groupe, étant un métier peu consommateur de capital et apportant des revenus récurrents. BP2S contributes to the group market valuation, thanks to limited use of capital and recurrent revenues.
Déjà sur le blog :
Chapitre 1
Feedback sur la création du site
Chapitre 2
Préliminaire 1 : je reçois de nombreux commentaires me demandant d’expliquer pourquoi je m’exprime tardivement. Comme je l’ai indiqué dans le chapitre d’introduction, ma démarche vise à faire connaître la vérité, non pas ma vérité, mais LA vérité. Il ne s’agit pas de ma version des faits mais de LA version des faits … tous prouvés. Trois plaintes avaient été déposées : ma plainte contre le dénonciateur calomnieux déposée le 17 décembre 2009, celle de la banque déposée le 18 décembre 2009 et celle du dénonciateur déposée le 17 janvier 2010 à mon encontre).
J’ai attendu que les plaintes soient traitées ou classées pour agir. Toutes les plaintes ont été classées. Je consacrerai un chapitre détaillé sur les trois plaintes.
Préliminaire 2 : au vu des nombreux messages de soutien que je reçois (merci à tous), vous lirez en tête des chapitres, un ou deux témoignages dont les auteurs m’ont permis la publication.
“Puisque je te connais depuis très longtemps et n’ai jamais douté de ton honnêteté et de ton intégrité, je suis en colère face au comportement particulièrement lâche et cupide dont tu as fait l’objet de la part d’une très grande banque française. Cet autisme managérial et ce management terroriste montrent l’image peu enviable d’une institution qu’il me semble difficile de respecter en tant que salarié, partenaire ou client. J’espère que la vérité sera rétablie dans le futur et que cette institution aura l’humilité de reconnaître ses erreurs. Entretemps, tu as tout mon soutien et toute ma confiance.”
Mon cauchemar commence donc le 9 novembre à 14 heures, lorsque mon responsable hiérarchique qui se rendait pour la première fois dans les locaux de BP2S au 66 rue de la Victoire, ouvre la porte de la salle de réunion qui jouxte mon bureau. En restant dans l’entre-porte, il me demande de sortir. Dans le couloir, je découvre qu’il est accompagné par l’Inspecteur Général du groupe. Ils me demandent de nous rendre dans mon bureau. Ils me disent qu’une accusation grave est portée contre la direction générale de BP2S et qu’une inspection générale est initiée à la demande de la Direction Générale du groupe. Ils me demandent de signer un document très succinct qui requiert ma coopération avec le groupe. Je signe sans hésiter.
Mes deux visiteurs quittent précipitamment le bureau et le déploiement des inspecteurs qui étaient réunis dans le hall d’entrée, se fait immédiatement : 25 inspecteurs sur l’étage de direction de BP2S et 5 inspecteurs envahissent mon bureau.
L’inspection commence brutalement. La lettre de mission ne sera remise que le lendemain.
“Paris le 9 novembre 2009
LETTRE DE MISSION
Sujet : mission spéciale relative à l’engagement d’un projet de placement privé par BP2S
La mission sera dirigée par XXX, chef de mission, sous la supervision de XXX, responsable adjoint de l’Inspection Générale ainsi que XXX, responsable adjoint de l’Inspection Générale, pour les aspects relatifs aux systèmes d’information. Elle se déroulera à partir du 9 novembre 2009.
La mission a pour objectif d’analyser les conditions et circonstances dans lesquelles les équipes et la Direction Générale de BP2S se sont engagées dans un projet de placement privé de la société XXX auprès du fond “Mansa Moussa Gold Fund”, ainsi que toute autre opération similaire.
Ce périmètre n’est pas restrictif et la mission est habilitée à élargir ses investigations à tout sujet qu’elle estimerait souhaitable.
L’Inspecteur Général”
Vous noterez avec attention le contraste entre l’objet précis de la mission et le caractère large des investigations que se réserve l’inspection. Vous noterez également que le chef de mission a le privilège de la supervision de deux responsables adjoints de l’Inspection Générale.
Cette mission d’Inspection Générale « Spéciale » est déclenchée par une lettre de dénonciation qui a été remise en main propre à Baudouin Prot, Directeur Général du Groupe, le 30 septembre 2009.
Pourquoi le groupe a-t-il attendu huit semaines avant de démarrer la mission ? Probablement pour ne pas perturber le déménagement des équipes du « quartier Victoire » vers les Grands Moulins de Pantin et surtout pour ne pas polluer la communication publique organisée à grand frais autour de plusieurs événements. Donc, c’est avec amertume que je repense aux discours hypocrites fait par les dirigeants du groupe à mon égard à cette occasion.
La seconde raison, est probablement due au fait que l’inspection avait déjà commencé en grand secret et que mes faits et gestes étaient épiés.
Les 9, 10 et 12 novembre 2009, j’ai été interrogé dans des conditions de détention provisoire par l’inspection générale du groupe.
Le 23 novembre 2009, j’ai été mis à pied « à titre conservatoire » mais en fait définitivement puisque j’ai é été démis de mes fonctions de directeur général, tout en restant salarié du groupe.
L’information de ma mise à pieds s’est répandue comme le feu à la poudre et les rumeurs les plus folles ont commencé à circuler.
Le lendemain, 24 novembre, mon responsable hiérarchique a réuni 350 cadres de BP2S pour les informer de ce qui se passait. Vous trouverez ci-après la version intégrale des propos tenus par Jacques d’Estais. Je vous laisse juge du caractère diffamatoire ou non de son discours.
Discours de J. d’Estais du 24 novembre 2009 à 17h30 (°)
« Je voulais vous remercier de vous joindre à cette réunion en dépit de l’invitation qui a été faite assez récemment.
Je crois qu’il est important de communiquer avec vous sur la vérité, sur notre vérité sur les événements qui se sont passés hier au niveau de la direction de votre banque / de notre banque BP2S.
Alors, juste un petit peu d’explications sur le background de ce qui nous arrive. Il y a quelques semaines, la direction de la banque a reçu un dossier de l’extérieur, un dossier très critique, accusateur, sur certaines pratiques menées par la direction de votre banque / notre banque. Ces accusations qui ont été prises initialement un petit peu comme fantaisistes ont néanmoins été…ont fait l’objet de vérifications. Puis, à la lumière de ces vérifications rapides, la direction de la banque a décidé de diligenter une inspection pour tirer au clair ces affaires puisque les premières investigations montraient que ce qui pouvait paraître abracabrantesque ne l’était finalement peut-être pas totalement.
D’où l’inspection qui est arrivée dans vos murs il y a une dizaine de jours pour tirer au clair ces accusations. Cette inspection n’est pas terminée, elle continue son travail. A ce stade, cette inspection a pu mettre en lumière un certain nombre de choses qui sont validées dans des PV d’entretiens avec JPM, des PV qui sont signés par Jacques-Philippe comme validation de ce qui est écrit dans ces PV (*).
Sur la base de ces documents, la question de…Ces documents mettent au jour des comportements qui sont, ce sont les mots de la direction de la banque, qui sont considérés comme non-conformes avec les pratiques acceptées dans le Groupe BNP Paribas. Et donc s’est posée, bien entendu, à ce stade, la question du maintien de JP dans ses fonctions. La direction de la banque jusqu’à son plus haut niveau, donc jusqu’à Baudouin Prot, s’est réunie à plusieurs reprises sur ce point pour finalement prendre la décision que …pas de gaité de cœur, je peux vous l’assurer, pour prendre la décision qu’une action était nécessaire.
Donc, hier, en début d’après-midi, j’ai parlé avec JP de la situation puis un CA de BP2S s’est réuni. Ce conseil a pris la décision de révoquer JP de sa position de DG de BP2S, de fusionner les positions de P et de DG de BP2S et donc, en tant que président, j’assume depuis hier après-midi la fonction de P et de DG de BP2S.
Je…alors… en ce qui concerne le dossier, pour des raisons juridiques, à ce stade, nous ne souhaitons pas communiquer plus précisément sur ce dossier.
Cela dit, il est important que, vous tous, vous ayez bien conscience de deux choses. La première, c’est que, à ce stade de nos connaissances, il n’y a aucun impact financier pour la société BP2S ni pour le Groupe BNP Paribas dans ces agissement, pas d’impact financier, nous ne sommes pas dans une situation à la Kerviel. J’insiste lourdement là-dessus, je crois que c’est très important pour vous de comprendre qu’il n’y a pas, à ce stade, d’impact financier identifié dans cette affaire pour BP2S. Deuxièmement, à ce stade, il n’y a pas, identifiés, d’autres collaborateurs de BP2S qui pourraient être inculpés dans ces agissements. Donc c’est… pas d’autres collaborateurs impliqués dans ces agissements, pas d’impact financier pour la banque.
Alors, je vais, à ce stade, peut-être me présenter pendant 2 minutes comme la plupart d’entre vous ne me connaissent pas. Je suis entré chez Paribas en 1983. J’ai fait carrière essentiellement dans la banque d’investissement puisque, de 83 jusqu’à il y a 6 mois, j’étais dans la sphère banque d’investissement. Banque commerciale puis marchés de capitaux. J’ai travaillé à Londres, à Tokyo puis… Paris en tant que patron de CIB.
Je suis responsable du Pôle IS depuis 6 mois. Je vais combiner cette responsabilité de piloter BP2S avec celle que j’ai jusqu’à présent qui est de piloter IS. Donc Je vais allouer mon temps de manière adéquat entre les deux responsabilités au moins pendant la période où je combine ces deux positions.
Alors, mon style personnel, je pense que, d’après les gens, le comité de direction de BP2S qui a eu l’occasion de traiter avec moi…plutôt direct, plutôt à prendre des décision plutôt prendre des décisions que de ne pas en prendre. L’inaction, à mon sens, est la pire des décisions possibles. Donc plutôt à trancher les sujets par rapport à les laisser filer. Je pense être plutôt pragmatique, être capable d’écouter les gens mais après avoir écouté, il faut savoir décider.
Là où nous en sommes, je crois que sur BP2S, on peut dire que, depuis 10 ans, cette société a eu une croissance absolument remarquable. Si l’on regarde 10 ans en arrière, ce qu’était BP2S il y a 10 ans, on a complètement changé de « bracket ? », c’est le travail de la vision de JPM, de votre travail, de ce travail. Et je crois qu’on peut dire et je crois que la direction de la banque est totalement consciente que le travail accompli est totalement formidable. Je pense que, dans cette affaire, il faut garder, au niveau des équipes, la fierté de ce qui a été fait, la conscience de la qualité du travail, la conscience de la qualité du résultat auquel vous êtes arrivés par votre travail au cours des années passées. Ça c’est un acquis absolument essentiel parce que nous savons, vous savez, comment gérer, comment créer un leader de ce métier au niveau mondial. On va juste continuer à le faire et, si possible, on va essayer de faire encore mieux.
Le comité de la banque à ce métier est totalement inchangé. Le comité de la banque, pour vous aider à développer le métier, reste totalement inchangé. Donc nous allons, dans les semaines, mois, années qui viennent, continuer à le développer comme ça a été fait dans le passé avec un maximum d’attention et d’énergie. Je crois que c’est important, à cette réunion, que tout le monde ait bien conscience de ça.
Pour ce faire, deux choses. D’une part, je vais d’abord m’appuyer sur le Comité de direction, sur le Businesse Committee de BP2S, pour nous aider…nous avons une équipe de qualité qui est totalement responsabilisé sur la gestion du métier. J’ai eu l’occasion de parler avec ce groupe à la fois hier soir puis à nouveau ce matin puis à nouveau ce soir. Donc on a commencé à travailler ensemble sur les différents sujets à traiter. Nous avons beaucoup de travail à faire dans un premier temps pour stabiliser…je comprends bien que le fait, que l’élan qu’avait JP au cours des dix dernières années dans ce métier. Je comprends tout à fait que son départ abrupt est un véritable souci, un choc, un traumatisme pour le métier, la société. Avec le comité de direction, nous allons tenter de passer au-delà de ça et donner une vision, une dimension et une énergie à ce métier pour continuer à le développer. Alors, je… l’équipe de direction reste en place, les responsabilités actuellement allouées feront ??? restent intactes.
Le travail sera de vous aider, peut-être de vous challenger de temps en temps, mais vous aider à continuer à exercer vos responsabilités de la manière la plus efficace possible pour le développement de BP2S.
Dans un premier temps, il y a un sujet important, c’est celui de la communication, la stratégie de communication à la fois en interne et en externe. La stratégie de communication décidée par le Groupe BNP Paribas est de communiquer peu sur ce sujet ; c’est quelque chose qui peut parfois apparaître un petit peu frustrant pour tout le monde ; cela dit c’est la stratégie du Groupe de communiquer peu. Donc le communiqué qui a été mis en place, posté à la fois sur le site intranet de BP2S hier soir et du Groupe ce matin, il est assez court. Nous ne souhaitons pas, à ce stade, en écrire trois tonnes sur le sujet. Je crois qu’on verra ensuite comment les choses évoluent. La situation pourra être « réassessée » régulièrement dans les jours, les semaines qui viennent. En tout cas, à ce stade c’est la stratégie…comité de direction…ce soir qui communique avec vous sur la situation tel qu’elle est. Continuer à communiquer dans les territoires dans les jours qui viennent pour apaiser le plus possible les équipes. Au niveau de la clientèle, deuxième sujet de communication important, le client, je vais passer la parole à Charly qui est responsable de ce domaine et qui a eu l’occasion d’en discuter un petit peu mais c’est vrai
Charles Cock :
Merci jacques. Si la nouvelle du départ de JP est, par définition, un choc en interne, dès que la nouvelle passera au-delà de BNPP, par définition, ça sera un énorme choc pour le marché car, sans nul doute, JP est l’image, la phase visible de ce qu’est BPSS dans l’industrie et auprès de nos clients et prospects. Nous avons donc décidé d’aller de l’avant dans notre communication aux clients. La règle générale pour la majorité de nos clients sera de communiquer par écrit un texte de communication préparé par Mark Hillman et ses équipes ; il devrait être prêt en fin de journée.
Le processus est que les différents GRM écriront à leurs clients respectifs annonçant trois choses, fondamentalement :
- un, le changement de direction donc le remplacement de JP en tant que DG par Jd’E ;
- deuxio, l’engagement du Groupe BNPP, donc le commitment du Groupe vis-à-vis du Métier Titres dans son ensemble ;
- et tertio, la stratégie qui est définie et qui est bien documentée et je crois largement communiquée au marché et sera confirmée comme étant inchangée.
Alors, pour certains clients, le sujet est un peu plus délicat, soit du fait de l’importance objective de la relation avec ces clients-là, soit par la relation historique que Jacques-Philippe a pu entretenir avec eux. Une short-list de ces clients est établie et sera terminée ce soir. Et on décidera au cas par cas de comment les approcher et qui les approchera.
A ce stade-ci également, la décision est prise au niveau de la Com Groupe de ne pas parler à la presse. Je crois que très rapidement on aura des questions venant du monde extérieur et de la presse en particulier. On avisera à ce moment-là au cas par cas comment répondre à ces questions-là.
Jacques d’Estais :
Merci Charly. Je crois qu’à ce stade…Voilà ce que je souhaitais vous dire ce soir sur la situation. Je sais que je peux compter sur l’équipe de direction de BP2S pour piloter l’activité. J’espère et je pense pouvoir compter sur vous pour protéger la société et la développer, travailler dans ce sens dans les jours et semaines et mois, années qui viennent. Et nous vous tiendrons informés des prochaines étapes au fur et à mesure où elles se déroulent. Je suis prêt à … je suis aussi là pour répondre à vos questions si vous en avez. Vous en avez probablement donc n’hésitez pas à les poser, je suis à votre disposition.
XX :
J’avais une question sur la stratégie de communication ; on a parlé de l’interne et merci pour cette information transparente. On a parlé des clients. Quid des autres institutions ? je pensais… quid des autorités, régulateurs, de la place en général, la commission européenne ou ce genre d’entité ?
Jd’E :
Bien sûr c’est, le régulateur, c’est une obligation de toutes façons donc c’est en cours. sur toutes les autorités, les instances de place, disons… c’est également en cours. Là, après, c’est une information factuelle, on ne va évidemment pas en dire plus que ça à ce stade, probablement à aucun stade d’ailleurs. Evidemment, ceci doit être fait…et assez rapidement.
Membre du Comex BP2S :
Oui, par rapport à l’information que tu as donnée aujourd’hui, il faut peut-être clarifier que…c’est pas l’information qu’on souhaite donner à l’extérieur…
J. d’Estais :
Une chose est claire, c’est que la communication avec l’externe est strictement régulée, c’est ad que, voilà, mis à part les clients sous l’égide de Charly et ses équipes toute information en externe, aux journalistes, à la presse, à tous ces gens-là est strictement contrôlée par la communication Groupe donc aucun d’entre vous, moi-même, ne sommes pas autorisés, habilités à parler à la presse de ceci. Ca c’est simple, c’est niet.
Membre du Comex BP2S :
Même vis-à-vis des clients, le message, c’est celui que Charly a expliqué en trois points, qui est moins détaillé que celui qu’on donne dans le petit cercle du management de BP2S.
J. d’Estais :
Absolument.
XX :
Quid de la communication aux équipes en interne ? parce que là on est entre managers…
J. d’Estais :
Vous pouvez leur descendre ce que je vous ai dit ce soir parce que c’est juste la vérité factuelle sur le déroulement, voilà, sachant que non… enfin, je ne rentrerai pas dans plus de détails sur les comportements anormaux. Je pense que l’important c’est d’insister auprès des équipes sur le thème : il n’y a pas de pertes financières pour la banque, il n’y pas d’impact financier pour la banque et il n’y a pas d’autres collaborateurs de la banque qui sont, à ce stade, impliqués dans ces agissements ou ces comportement. Dans la communication des équipes, c’est vraiment très important d’insister là-dessus parce que, dans ces situations, assez rapidement, les choses peuvent déraper. Je pense que, comme c’est la vérité, il faut juste répéter la vérité parce que c’est vraiment pas ??
XX :
Vous nous indiquez qu’il n’y a pas de risque financier identifié pour l’instant. Est-ce qu’à ce stade vous nous dîtes s’il y a un risque légal pour l’entreprise.
J. d’Estais :
L’inspection n’a pas fini son travail. Je travaille sur la base des PV, enfin nous travaillons sur la base des PV de l’IG. Je n’ai pas, à ce stade, d’information qui puisse me permette de dire ça. L’inspection n’a pas fini son travail.
XX
Vous nous avez expliqué que pour le moment, vous cumuliez la fonction de patron de IS et de PDG de BP2S. Est-ce que cette situation est durable ou est-ce qu’on va chercher un remplacement pour JP et à quelle échéance ?
J. d’Estais :
Merci d’avoir posé la question. Ecoutez c’est arrivé, franchement, c’est arrivé hier. Je n’ai pas pour but dans la vie de cumuler cinq jobs. J’ai une famille, j’ai une vie. Il y a un moment où on ne peut pas faire tout à la fois. Je pense que dans l’immédiat, c’est la situation la plus efficace pour la banque, pour protéger l’institution. Ensuite, on verra. »
FIN DU DISCOURS (°) transcription fidèle à enregistrement reçu
(*) Je tiens à préciser que j’avais demandé un enregistrement intégral de tous les échanges. Cela m’a été refusé. Le premier compte rendu de trois pages résume, avec des mots choisis et des phrases fabriquées, sept heures trente d’interrogatoire (sans interruption). J’ai ensuite demandé au responsable de la mission de pouvoir revoir et corriger mes réponses par la remise (le lendemain) d’une copie conforme à mes propos. Cela m’a été refusé.
Finalement, fatigué et fatigué de vouloir corriger ce qui en fait devait être réécrit complètement (pour ne pas transformer systématiquement mes propos en phrases « à charge ») et avec la seule envie de pouvoir m’échapper des contraintes qui m’étaient imposées, j’ai signé le document.
Dans les conclusions de son rapport, l’inspection osera écrire : «Les déclarations de JP Marson à l’inspection générale comportent des inexactitudes et des imprécisions répétées, voire des mensonges et des contradictions, que l’intéressé explique par une situation émotionnelle déstabilisante ». Cette conclusion tellement affirmative sera appuyée d’argument faux (dont la preuve sera établie dans le chapitre consacré à l’inspection générale).
Le 24 novembre au soir, le numéro deux d’un grand groupe de communication qui s’était joint à la cellule de crise que j’avais mise en place et écrit un mail à son Directeur Général en ces termes :
« Mon cher XX,
Comme je te l’ai dit ce matin, j’ai besoin de ton avis et de ton aide pour tenter de résoudre un problème grave qui risque d’arriver à 2 de nos clients : BNP Paribas et BP2S (une filiale à 100% du groupe.
Jacques-Philippe Marson, Directeur Général de BP2S que je conseille depuis plusieurs années et en qui je place une totale confiance, semble avoir fait l’objet d’une incroyable escroquerie depuis un an.
Sans rentrer dans le détail, des Madoffs de second pied, tentent de soutirer de l’argent (jusqu’à $200 millions) au groupe prétextant que celui-ci est responsable des engagements à une hypothétique souscription dans un fonds foireux.
Si bien qu’aujourd’hui, nous nous trouvons dans une impasse. Jacques-Philippe est mis à pied, la banque et lui-même sont à la merci d’une tentative de chantage des escrocs et on se doit d’envisager dans l’état, un risque de fuite dans les média, ce qui serait extrêmement dommageable pour tout le monde.
Au vu de toutes les pièces et attestations que j’ai pu consultés, je suis plus que jamais convaincu de l’innocence et de la bonne foi de Jacques-Philippe. Mais, à mes yeux, le problème n’est pas là compte tenu des risques, je pense que la direction générale du groupe et Jacques-Philippe doivent renoués les liens et travailler ensemble pour contrer les escrocs et bloquer toute tentative de déstabilisation de la banque.
Je sais que tu conseilles la direction générale, c’est pourquoi je me retourne vers toi.
A l’évidence, le temps joue contre nous. »
La réponse fut rapide et brève : « ne te mêle pas de cela ».
Le 25 novembre 2009, la Communication Centrale du groupe fait une déclaration à l’AFP dont les termes sont repris à volonté par la presse. L’information a été déformée à volonté : de « démis » de mes fonctions, j’ai rapidement été gratifié de «écarté», «renvoyé», «remercié», «licencié», «viré». Sans passer par la case « présumé innocent », j’étais présumé coupable pour devenir rapidement coupable. Ma mise à mort médiatique est brillamment réussie.
Le nombre d’articles paru dans la presse et sur le net se chiffre en centaines. Je dispose d’un dossier qui en reprend des dizaines. En parcourant ces publications sur le net, vous lirez que le groupe semble avoir clairement identifié les « règles internes » qui auraient été enfreintes. Or il n’en est rien. Rien ne m’a été communiqué à ce sujet et le groupe s’est refusé à tout commentaire aux questions des journalistes.
Le communiqué de presse indique pourtant « qu’il n’y a ni préjudice pour la banque ni pour les clients de la banque ». On peut dès lors se poser la question pourquoi la mission d’inspection se poursuivra jusqu’au 18 janvier 2010, soit plus de deux mois après le début la mission.
La réponse est simple : soit la banque ne savait pas si un préjudice existait, et alors elle prenait un risque énorme à faire une déclaration hâtive ; soit elle savait qu’il n’y avait aucun préjudice, mais il fallait alors poursuivre la mission jusqu’à ce qu’on trouve la faute que j’aurais pu commettre ou la règle que j’aurais pu enfreindre.
Pour ce faire, l’IG a déployé des moyens considérables internes et externes, pour en fin de compte produire un rapport faux et mensonger (*) qui s’avèrera être la seule preuve que la banque produira pour soutenir ses accusations à mon égard.
L’IG a passé au crible tous les comptes de plusieurs exercices sociaux de BP2S pour tenter de trouver « la » preuve du bienfondé de ma mise à pieds. L’IG n’a rien trouvé tout simplement parce que les procédures et les contrôles ont toujours été parfaitement appliqués dans cette filiale du groupe.
L’acharnement des responsables de la mission de cette IG Spéciale, à trouver la faute que j’aurais commise ou les règles que je n’aurais pas respectées, est alors devenu apparent aux yeux de ceux qui dans les services devaient fournir l’information.
L’IG a travaillé sans relâche, déployant ses efforts dans toutes les directions, et à son grand regret elle n’a rien trouvé, rien … pour justifier l’injustifiable. Le comité de direction générale mis en place pour gérer mon dossier commence à s’inquiéter. Le responsable de la mission est prié de fournir les conclusions de la mission rapidement. Finalement un rapport de 28 pages (plus annexes) sera remis à la Direction Générale du groupe le 19 janvier 2010
Le chapitre suivant sera consacré à une analyse détaillée du rapport d’inspection.
(*) J’ai informé le Président du Groupe des conclusions trompeuses et mensongères du rapport de l’IG dans une lettre que je lui adressais personnellement et qui est restée sans réponse.
Voici le contenu de la lettre
” BNP Paribas S.A.
3 rue d’Antin
75002 Paris
Le 18 mars 2010.
Monsieur le Président, Cher Michel,
Voilà déjà quatre mois que j’ai été mis à pied, trois mois que ma fille est décédée et deux mois que j’ai été licencié. Vous en conviendrez, cette avalanche de malheurs mérite quelques minutes de votre précieux temps.
Je tenais à vous écrire pour vous faire part de mes sentiments face à ces épreuves, et en particulier, l’épreuve que le groupe m’a fait subir. Je tenais également à faire appel à votre sens de la justice et d’humanité que j’ai connu en vous au cours des années où vous m’accordiez crédit et confiance dans ma mission au sein du groupe.
Je comprends mal le choix qui a été fait en accordant plus de crédibilité à une lettre de dénonciation, de toute évidence calomnieuse, qu’à mes presque douze années de bons et loyaux services. Je comprends mal la brutalité de l’IG et la précipitation de ma hiérarchie à me mettre à pied et enfin, je comprends mal et je vis mal la gravité de la sanction que le groupe m’impose, alors que je n’ai commis aucune faute qui justifie pareille action.
Je suis stupéfait par la médiocrité et la partialité du rapport d’une IG qui n’a eu de cesse que de produire un dossier « à charge » dès la première minute et qui n’a jamais respecté les droits les plus fondamentaux d’un « procès équitable » puisque toute cette instruction s’est fondée sur une dénonciation qu’on n’a jamais voulu me remettre ni même me montrer ! Par ailleurs, à l’analyse des témoignages qui sont repris par l’IG dans les annexes de son rapport, il apparaît clairement, à l’unanimité des personnes interrogées, que les conclusions sont trompeuses et mensongères. Le procès d’intention est flagrant parce qu’un conflit d’intérêt ne se présume pas, il se prouve. Pourquoi tant de haine et tant d’acharnement ? Il semble, selon les propos des membres de la Commission Paritaire que j’ai saisie, que c’est malheureusement le sort réservé à toute victime d’une IG Spéciale.
Je vous affirme sur la Bible et sur l’honneur, que pendant toute ma carrière professionnelle, je n’ai jamais placé mes intérêts personnels avant ceux de mon employeur ; je n’ai jamais perçu de rémunération (commission ou autres) de quelque nature que ce soit, autre que celle octroyée par mon employeur.
Alors que l’on me reproche un manque de loyauté au groupe, dans lequel j’ai investi toutes mes économies, je pense, au contraire, avoir prouvé une loyauté au-delà du raisonnable et au détriment de ma famille, en courbant l’échine face aux propos diffamatoires internes et à une communication externe peu digne d’un groupe qui se veut au dessus de la perfection.
Alors que je clame mon innocence depuis le premier jour et que je réclame un dialogue de la part de ma hiérarchie et du groupe, je me suis heurté à un mur de silence et à une machine à broyer l’homme respectable que je suis.
Monsieur le Président, si j’ai bien compris que le livre que le groupe a fermé ne peut être ré-ouvert, je vous demande néanmoins justice. Je ne peux imaginer que vous êtes au courant de l’injustice qui me frappe.
Je ne mérite pas le traitement que le groupe m’inflige. Je n’ai démérité en rien et vous le savez. Je vous ai toujours vu comme un homme juste et respectueux des valeurs chrétiennes, et je vous admirais aussi pour cela.
En fin de compte, nous aurons tous à faire face à notre conscience et je peux vous assurer que la mienne sera en paix.
Je reste à votre disposition si vous souhaitiez me rencontrer.
Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Président, Cher Michel, mes sentiments les plus respectueux.
Jacques-Philippe Marson”
ATTENTION … WARNING
Le groupe responsable de mon licenciement scandaleux et abusif semble craindre la diffusion de la vérité. Des mesures ont été prises pour bloquer l’accès à tumblr.com et un filtrage des boîtes mail à été mis en place pour identifier les collaborateurs qui utilisent mon adresse mail ou celle reprise sur mon blog, à partir de leur poste de travail.
The group responsible for firing me seems to fear the spreading of the truth. Special mesures have been taken to stop the acces to tumblr.com and a filtering of mail boxes has been activated to identify those who use my personal email address or the address indicated on my blog, from their workstation.
Déjà sur le blog :
Chapitre 1
Feedback sur la création du site
De nombreuses demandes pour devenir “follower” du blog. Pour cela vous devez vous inscrire sur tumblr. Si vous souhaitez le faire, voici la procédure :
Numerous questions about how to become a “follower”. If you wish to become one, here is the procedure :
1. Go to www.tumblr.com
2. Create your tumblr. Add: mail - password - URL and clic on “start posting”
3. Open a new page & go to http://jpmarson.tumblr.com
4. In top right clic on “+follow”
5. Thank you! You are a new follower of jpmarson
Si vous ne souhaitez pas vous encombrer d’un autre site, if you don’t want to go through this, simply continue to access, simplement continuer d’aller sur le site en tapant ou copiant www.jpmarson.tumblr.com dans l’URL (le rectangle d’accès aux sites)
17 novembre 2011
Avant de publier le deuxième chapitre, je voudrais vous faire part des réactions que j’ai reçues. Je remercie tous ceux et celles qui m’apportent leur soutien et leurs encouragements. Les statistiques de visites du site sont impressionnantes. Merci à tous et à toutes.
Before posting the second chapter, I would like to brief you on the feedback that I received. I thank everyone for your support. The website statistics (visits) are impressive. Thank you to all.
Voici quelques commentaires reçus. Here are some comments that I received:
“Keep it up. Fight for justice.”
“Tu as bien fait d’ouvrir un blog afin de rétablir la vérité, car à ce jour, mis à part les coupures de journaux assez ordurières à ton égard, rien n’a été communiqué et rien n’a été démenti en interne. Je viens de lire ton premier post et je le trouve très factuel décrivant jour après jour cette descente en enfer. Je ne te cache pas que pour moi ton aventure m’a toujours parue surréaliste. Je n’y ai pas cru et je n’y crois toujours pas à ce jour.“
“A short mail to demonstrate my support and to reciprocate for your support during the years spent under your leadership.”
“C’est avec grand intérêt que je suivrai ton blog. Je suis certain que ce sera très intéressant sur le plan humain et sur le plan des relations au sein d’une grande entreprise.”
“I really did not like why they did to you. Despite the fact that I don’t know the truth, I am like many, very interested in learning what happened.”
“Excellente initiative, je ne peux que me réjouir de voir la vérité enfin révélée à tous. Depuis votre départ l’entreprise tente difficilement de tenir la route, et je crains que sans capitaine charismatique, le bateau n’aille bien loin.”
“Etant anciennement dans vos équipes (j’ai quitté le groupe), on m’a fait suivre le blog que vous avez créé pour relater votre version des faits, face à ce qui a pu être dit ou entendu. Je voulais simplement vous encourager dans votre démarche.”
“As a friend I will continue to reach out to you. If I can offer any tangible support please let me know. I will be in various places as I go forward and will definitely be in touch. The way you have been treated is appalling and the only way forward is to fight.”
“Cela fait plaisir d’avoir de vos nouvelles, et surtout dans cet état d’esprit. Je suis ravi de voir que vous n’avez rien perdu de votre combativité.”
“Je vous souhaite bon courage, et j’espère que très rapidment la vérité éclatera et que tous ceux qui vous ont humilié paieront cher. C’est inhumain de faire subir à un homme ce qu’ils vous ont fait subir.”
“Je ne crois pas en la justice des hommes, mais je crois que nombreuses sont les âmes qui veillent sur nous et s’appliquent à mettre tôt ou tard en lumière la vérité. A nous de nous battre dans ce sens. Votre acharnement à ne pas baisser les bras dans ce combat, prévisiblement long et difficile, finira par payer. Votre mail a beaucoup surpris et déjà éclairci certaines zones d’ombre. La violence de la démarche, le manque total de scrupules de certains, la faiblesse d’autres, doivent désormais être contés.”
“Pouvoir aujourd’hui clamer votre innocence envers tous, ceux qui voudront l’entendre ou non, est déjà en soit une victoire et le chemin de la guérison. Quand les choses sont dites, l’harmonie avec soit même peut prendre place.”
“Je suis particulièrement sensible à votre situation car je connais trois personnes qui ont vécu la même chose que vous. Je ne vais pas rentrer dans le détail de leurs histoires respectives mais pour avoir connu ces trois hommes, je les sais tous les trois innocents de trahison envers leur entreprise. Chacun d’eux a été licencié pour des raisons de réseaux, d’allégeance et de déséquilibre dans la répartition du pouvoir. Je ne sais pas ce que vous avez fait précisément qui puisse avoir causé des torts, je pense savoir par contre que cette entreprise vous doit beaucoup.”
“J’ai remarqué dans votre blog que vous semblez toujours vous demander pourquoi il y a eu tant d’acharnement contre vous. Je pense tout simplement que vous avez été jugé comme un élément gênant dans l’harmonie politique d’un groupe. Dans ces cas, les manœuvres sont toujours rapides, imprévisibles et violentes pour empêcher toute résistance ou riposte.”
“Je suis très intéressé par ta communication. Beaucoup vont la suivre avec attention. Les gens ont bien compris qu’ils seront filtrés et que tout sera fait pour t’empêcher de communiquer. Belle leçon de liberté d’expression et de démocratie !”
“C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai lu votre mail qui m’a replongé deux ans en arrière. J’ai été comme tant d’autres collègues choqué par la façon inqualifiable dont vous avez été traité.
Si vous me permettez une réflexion très personnelle, en quelques mois vous avez subi la maladie, la trahison professionnelle, et la perte horrible d’un enfant. Cette triple épreuve, peu de personnes parviennent à la surmonter.”
“Comme de très nombreux collègues, je me suis souvent interrogé sur votre sur votre devenir. Sachez que nous parlons souvent de vous, et que nous sommes très nombreux à penser que depuis votre départ le vaisseau n’a plus de capitaine.”
“Great initiative. Be sure that your industry friends had no doubt about your integrity.”
“Thanks for sharing these incredible facts. I will be a follower and fully support your positive attitude in this matter.”
Ce blog est dédié à la mémoire de ma fille Anne-Laurie, qui m’a soutenu, dans le tsunami professionnel que j’ai vécu, pendant les quelques semaines qui ont précédé l’accident de la route tragique qui lui a coûté la vie le 19 décembre 2009.
Je tiens à remercier tous mes collaborateurs et amis pour les marques de soutien qu’ils ont exprimés à ma famille.
Chapitre 1 : Au commencement
Le 9 novembre 2011, il y a exactement 2 ans que démarrait une inspection générale “spéciale” (*) qui aboutira scandaleusement à mon licenciement. Cette “spéciale” a été décidée par le plus haut niveau du groupe sur base d’une dénonciation calomnieuse.
J’ai clamé mon innocence dès le premier instant et je continuerai à la clamer jusqu’à ce que justice soit faite. En effet, dès le premier instant, l’inspection générale s’est mise dans une posture accusatrice et n’a jamais voulu établir la vérité. Je publierai un chapitre détaillé sur les méthodes de l’inspection générale.
Après une longue période de silence (j’en expliquerai les raisons) et face à l’injustice bien organisée que je subis, j’ai décidé de me défendre et de m’exprimer publiquement par la voie de ce blog. Tout ce qui sera publié sera factuel et appuyé par des preuves écrites et par des témoignages.
Je décrirai les événements tels que je les ai vécus, étape par étape, sous forme d’un résumé et d’une narration détaillée. Une version “roman” plus accusatrice sera également publiée dans le futur.
Dans ce dossier tout porte à croire que la décision de me licencier a été prise le premier jour de l’inspection. A partir de cette date, le groupe a déployé des moyens considérables, internes et externes, pour tenter de démontrer le bienfondé de sa décision … en vain.
A ce jour le groupe n’apporte aucune preuve. Il se base uniquement sur le rapport “à charge” de l’inspection générale dont les conclusions sont absolument fausses et totalement mensongères. Une analyse détaillée en sera faite dans les chapitres à venir.
A ce jour, aucun membre de la direction générale du groupe, aucun membre des cadres dirigeants du groupe (**), aucun des cadres de mon équipe dirigeante n’ont jugé utile de m’accorder une seconde d’écoute. Aucune des ces éminentes personnes n’a jugé utile de me soutenir dans cette double et terrible épreuve : professionnelle et personnelle (***).
Retranchés dans leur certitude, leur suffisance, et faisant fi de toutes les valeurs qu’ils profèrent, les plus hauts responsables du groupe n’ont même pas eu la décence d’exprimer leurs regrets à l’occasion du décès de ma fille Anne-Laurie.
A ce jour, je ne comprends toujours pas les motivations du groupe qui, en définitive, a porté son concours à un dénonciateur calomnieux en le suivant unilatéralement. Le groupe, en toute logique, aurait dû comprendre ou percevoir la tentative d’extorsion de fonds qui se cachait derrière cette dénonciation arbitraire et caricaturale. Pourquoi n’ai-je pas été entendu, écouté et protégé par ceux que j’avais servis avec tant d’efficacité et de loyauté. Au lieu de cela, j’ai fait l’objet d’un acharnement insensé, aveugle et sans réel fondement. Je n’en comprends toujours pas les raisons.
Le groupe s’est enfermé dans une spirale de pensées, de décisions et d’actions qui l’ont conduit à des agissements absurdes. Le groupe m’a fait subir avec acharnement des interrogatoires et des perquisitions tant au niveau professionnel que personnel. Leurs recherches ont été vaines et elles n’ont jamais permis de démontrer quelque faute que ce soit. Mais, comme l’a écrit une personne que j’estime énormément, “vous êtes confronté à une machine de guerre qui n’a qu’un but : démontrer à tout prix qu’elle a raison, qu’on ne peut plus avoir confiance en vous et qu’il faut se séparer de vous”.
Je décrirai les nombreuses anomalies et bizarreries de ce dossier, qui me sont apparues au fil du temps.
Cette première communication retrace les principales dates marquantes :
30 septembre 2009 : B. Prot, Directeur Général du Groupe BNP Paribas reçoit en mains propres de son frère Guillaume Prot, une lettre de dénonciation à mon encontre.
Le groupe rejettera toutes mes demandes visant à disposer d’une copie de cette lettre, et son contenu ne me sera jamais communiqué. Ce n’est qu’à ma demande et au terme d’un saisie judiciaire à la banque, que j’en prendrai connaissance dix mois plus tard.
9 novembre 2009 : premier jour de l’IG - Inspection Générale “Spéciale” brutale dirigée contre moi. Vingt cinq inspecteurs débarquent dans l’espace de direction générale et cinq inspecteurs me séquestreront pendant sept heures et demi. Plusieurs autres collaborateurs seront interdits de mouvement et de parole.
Cette inspection s’avèrera totalement “à charge contre moi” et la lettre de mission ne me sera communiquée que le lendemain.
13 novembre 2009 : en compagnie de Michel Laurent (n°2 de BP2S), je présente les résultats 2009 et le budget 2010 à la direction générale du groupe (dont B. Prot, G. Chodron de Courcel, J. d’Estais). La direction et les équipes de BP2S sont félicitées pour les résultats de l’année et pour la première fois en 12 ans, aucune modification n’est demandée au budget présenté. Pas un mot n’est dit à propos de l’inspection en cours. Les membres de la direction générale du groupe sont manifestement mal à l’aise, car aucun n’a le courage de me regarde dans les yeux.
16 novembre 2009 : je décide de former une cellule spéciale de gestion de crise. Cette cellule, dont l’identité des participants restera secrète pour éviter les représailles, a travaillé de longues heures les soirs et les nuits des jours qui ont précédés ma mise à pieds.
23 novembre 2009 (14h) : Jacques d’Estais, responsable du pôle IS et président de BP2S me convoque pour m’informer qu’il me démet de mes fonctions de directeur général de BP2S et que le conseil d’administration (à 2 personnes) le nomme président directeur général. Dans une lettre qui m’est remise le jour même, le nouveau directeur général me demande “de ne plus me présenter à mon travail”.
23 novembre 2009 (15h) : le groupe me fait subir des mesures vexatoires immondes : nom effacé de l’annuaire du groupe (je n’existe plus), téléphone coupé, désactivation des badges d’accès (bureaux et parking), accès au bureau refusé, scellés posés sur l’espace de direction générale, serrures changées, ma photo distribuée aux vigiles (dont les effectifs sont triplés) pour m’interdire tout accès aux bâtiments. Je suis traité comme un criminel.
24 novembre 2009 : communication diffamatoire par Jacques d’Estais aux cadres à Paris (350 cadres réunis) et en ‘conference call’ aux cadres des différents sièges étrangers. Une transcription intégrale des propos tenus par Jacques d’Estais sera publiée dans les pages à venir.
25 novembre 2009 : communiqué de presse à l’AFP par le groupe : “Jacques-Philippe Marson est démis de ses fonctions de directeur général pour ne pas avoir respecté les règles internes du groupe”. A noter que les infractions aux règles ne sont ni précisées à la presse ni à moi-même. Le groupe s’empresse d’ajouter : “il n’y a aucun préjudice pour la banque et pour les clients de la banque”.
26 novembre 2009 : Jacques d’Estais m’informe par lettre que le conseil d’administration de BP2S a décidé le 23 novembre 2009 de me “révoquer avec effet immédiat de mes fonctions de directeur général”. Mon arrêt de mort professionnel est bel et bien signé.
14 janvier 2010 : faisant fi du délai légal, Jacques d’Estais me convoque par lettre à l’entretien préliminaire et me dit : “nous sommes contraints d’envisager à votre égard une mesure de licenciement”. Contraints par quoi? Contraints par qui?
22 janvier 2010 : le dernier jour du délai légal (2 mois) et après deux mois de silence total, je participe en présence de François Rizzo, Secrétaire du CE de BP2S, à l’entretien préalable au cours duquel les griefs de mon licenciement me seront communiqués. Le détail de ce qui m’a été communiqué sera repris en détail plus tard. Les griefs sont hallucinants !
Avant d’être effectivement licencié, et de surcroit pour faute grave (me privant de toute indemnité et de toute possibilité de retrouver un emploi de dirigeant bancaire), j’ai saisi la Commission Paritaire de l’Association des Banques Françaises … qui a décidé de ne pas décider. J’ai ensuite saisi la Banque de France, qui a également décidé de ne pas décider.
Contrairement à tout ce qui a été dit et écrit, je suis resté salarié du groupe jusqu’au 31 août 2010.
(*) Selon les dires de la Brigade Financière, les inspections “spéciales” sont décidées pour éliminer les individus qui en sont “victimes”.
(**) A l’exception de Jean Clamon, déontologue du groupe, qui, en présence de Jean-Louis Guillot, responsable juridique du groupe, a accepté d’écouter (sans entendre) ma version “à décharge” des faits, le 8 décembre 2009.
(***) A la rare exception de Jean-Luc Delassus qui s’est exprimé : “je sais à quel point tu as toujours été à la fois très compétent et très strict sur les questions de conformité et de déontologie. Saches que tu as toute ma confiance et mon support en ce moment difficile à vivre” (mail du 1er décembre 2009).
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The Real Story - The Story of a Wrongful Dismissal
This blog is dedicated to the memory of my daughter Anne-Laurie, who supported me over the few weeks leading up to the tragic car accident which took her life on December 19, 2009. I would like to thank all my friends and colleagues for their support of my family.
Chapter one : the beginning
On November 9, 2011, it was exactly 2 years since a “Special” General Inspection was launched (*) which led to my scandalous dismissal. This “Special” Inspection was the result of a decision made by the Bank’s upper management following a false accusation.
I protested my innocence from the very beginning and I will continue to do so until justice is served. Indeed, from the onset, the General Inspection took on an accusatory slant and never sought to establish the truth. I will publish a detailed account of the methods used during the inspection.
Following a long period of silence (which I will explain) and faced with the well- organized injustice I was subjected to, I decided to defend myself and express myself publically via this blog. Everything I say will be based on fact and backed by written proof and testimony.
I will describe the events as I lived them, step by step, in the shape of a summary and detailed narrative. A more accusatory “novel” will also be published at a future date.
In this file, everything thing leads me to believe that the decision to dismiss me was taken on the first day of the inspection. From that day forward, the Bank went to considerable effort, internally and externally, to try to demonstrate the validity of its decision…but in vain.
To this day, the Bank has shown no proof of its accusations. It has based its decision solely on the General Inspection’s Report whose conclusions are totally false and deceitful. A detailed analysis of this will come in later chapters.
To date, no member of the Group’s senior management, none of the top executives (**) nor any of the executives of my management team found it necessary to listen to me. None of those eminent persons gave me any support me during this terrible dual ordeal at both the professional and personal levels (***).
Entrenched in their certainty, their self-satisfaction and ignoring all the values they professed, top management did not even present their condolences when my daughter Anne-Laurie passed away.
To date I still do not understand what motivated the Group, when all is said and done, to unilaterally support an informer. Logically, the Group should have understood or perceived the attempt to extort money underlying that mockery of an arbitrary denunciation. Why was I not heard, listened to and protected by those who I had served so efficiently and faithfully? Instead of that, I was subjected to insane, blind and unfounded persecution. I still do not understand why this happened.
The Group got caught up in spiraling ideas, decisions and actions which lead to absurd machinations. The Group subjected me directly and indirectly to relentless interrogations and searches both professionally and personally. Their searches were in vain and they never made it possible to prove any transgression at all. But, as a person I hold in the highest esteem once wrote: “You are confronted with a war machine that has one sole aim: to demonstrate at all cost that it is right, that you are no longer to be trusted and that they need to part ways with you.”
I will describe the many anomalies and irregularities of this case as I noticed them over time.
This first statement goes back over events of particular importance:
September 30, 2009: B. Prot, Director-General of BNP Paribas receives from his brother a hand-delivered letter denouncing me.
The Group rejects all requests on my part to receive a copy of the said letter. The contents are never divulged to me. It is only at my request and following a legal confiscation at the Bank that I will get to know its contents and that was 10 months later.
November 9, 2009: First day of the brutal Special Inspection carried out against me. Twenty-five Inspectors showed up at the offices of BP2S’ upper management and five of them illegally confined me for seven and a half hours. Many other colleagues were not allowed to move around or speak. This inspection was totally directed against me and the letter stipulating what the “mission” for was only given to me the next day.
November 13, 2009: Accompanied by Michel Laurent, I presented upper management (B. Prot, G. Chodron, J. d’Estais) with BP2S’ 2009 Financial Results as well as the 2010 Budget. We were congratulated on the year’s results and, for the first time in 12 years, no amendments are requested to the budget presented.
Nothing is said about the ongoing Special Inspection. Those present are obviously ill at ease as no one looks me in the eyes.
November 16, 2009: I decide to set up a special crisis management unit. This unit, whose members’ identities will be kept secret for fear of retaliation, worked long evenings and nights on the days prior to my dismissal.
November 23, 2009 (2 p.m.): Jacques d’Etais, in charge of IS and President of BP2S summoned me and said that he was dismissing me from my duties as Director-General of BP2S and that the Board (of 2 people) was appointing him CEO. In a letter given to me the same day, the new Director General asked me to “no longer come in to work”.
November 23, 2009 (3 p.m.): the Group subjects me to vile and vexatious measures: my name is erased from the electronic directory (I no longer exist); the phone is cut off; access passes to offices and parking are deactivated; access to the office is declined; the doors to the Directorate-General are sealed; locks are changed, my photo is distributed to the night watchmen who are tripled in number in order to stop me from entering any of the buildings. I am treated like a criminal.
November 24, 2009: A libelous statement is made by Jacques d’Estais to 350 BP2S managers gathered in Paris and via conference call to the managers of different foreign branches. A full transcription of what was said by Jacques d’Estais will be published on this blog in the future.
November 26, 2009: Jacques d’Estais notifies me by letter that, on November 23, 2009, the Board of BP2S decided to “immediately remove me from my duties as Director-General”. My professional death warrant had just been signed.
January 14, 2010: Flouting the statutory deadline, Jacques d’Estais summons me by letter to a preliminary hearing and states: “We are obliged to look into your dismissal”. Obliged by whom?
January 22, 2010: The last day of the statutory deadline (2 months), and following 2 months of total silence, I take part in the exploratory talks during which the grievances underlying my dismissal are shared with me. Francois Rizzo, Secretary of PB2S is present. Details of what I learned will be published at a later date. The grievances are absolutely mind-blowing!
Before actually being dismissed, for gross negligence (depriving me of any compensation), I submitted my case to the Parity Commission of the Association of French Banks…which decided to not make a ruling. I then submitted my case to the Banque de France, which also decided against rendering a decision.
Contrary to everything which has been written or said, I remained a salaried employee of the Group until August 31, 2010.
(*) According the Financial Brigade, “Special” Inspections are decided upon to eliminate individuals who are its “victims”.
(**) With the exception of Jean Clamon, the Group’s Compliance Officer, who on December 8, 2009, in the presence of Jean-Louis Guillot, Group Legal Officer, accepted to listen (without hearing )to my version of the facts.
(***) With the rare exception of Jean-Luc Delassus who stated; “I know how you have always been very competent and very strict on issues of conformity and ethics. I want you to know that you have my full trust and support in these difficult times.” (email sent December 1, 2009)
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